LIEGE ET ENVIRONNEMENT

Lorsque l'on aborde les questions liées à l'environnement, la biodiversité et à l'écologie, les fôrets de chênes lièges sont la preuve vivante de richesses inestimables. Les paysages de ces forêts constituent l'un des meilleurs exemples d'équilibre entre la préservation d'un écosystème (plantes et animeaux rares) et le développement d'activités professionnelles raisonnées. Ils offrent des opportunités de developpement à des régions socialement et économiquement pauvres et jouent un rôle essentiel au niveau des processus écologiques tels que la fixation du carbone, la rétention des eaux ou la conservation du sol.

La suberaie, lorsqu'elle est bien conservée, constitue un des écosystèmes naturels les plus complexes et développés du territoire méditerranéen, remarquable par l'influence et la transformation que l'homme a exercées séculairement sur elle.

 

 

Protection de la bio-diversité. Les forêts de chênes-lièges constituent la base d’un système écologique unique au monde contribuant à la survie et à l’épanouissement de très nombreuses espèces végétales et animales. La diversité de la flore y est telle qu'on peut trouver jusqu'à 135 espèces au kilomètre carré. Ces forêts constituent un écosystème privilégié pour diverses espèces de fourmis, d’abeilles, de papillons et de reptiles, ainsi que de grandes variétés d’oiseaux. Elles constituent souvent l'ultime refuge d'une faune menacée comme le lynx ibérique, l’espèce de félin la plus gravement menacée de la planète, les cerfs sardes et de Barbarie, le vautour moine, la cigogne noire ou l’aigle impérial.
Conservation des zones rurales. Les forêts de chênes-lièges contribuent à conserver une économie locale en permettant le maintien sur place d’une population rurale. 100 000 personnes vivent ainsi du liège, via la filière bouchons de liège, sur le pourtour méditerranéen, du Portugal à l’Algérie, en entretenant et développant ces forêts.
L’extraction régulière du liège apporte de ce fait une contribution fondamentale à la durabilité écologique, économique et sociale de ces zones rurales.

 

L'analyse comparative des cycles de vie de bouchons en liège, de bouchons en plastique et de capsules à vis réalisée par le cabinet Price Waterhouse Coopers il y a deux ans le confirme et démontre entre autres que les émissions de CO2 (facteur clé du réchauffement climatique) produites par le cycle de vie d’une capsule à vis en aluminium sont 24 fois supérieures à celles émises par un bouchon en liège naturel et que les émissions générées par le bouchon synthétique étaient 10 fois supérieures à celles émises par le bouchon de liège naturel.Et puisque avec le liège « rien ne se perd, tout se transforme” le recyclage des bouchons est véritablement devenu un réflexe écocitoyen de première importance. 100% naturel et recyclable, le liège est vraiment une option en faveur de la planète !

 

 

 

Dans le bouchon de liège, tout est bon !

Par PATRICK DÉNIEL - Publié le 01 juin 2011 | L'Usine Nouvelle n° 3242

Voilà des résultats à consommer sans modération ! Attaqué dans les années 1990 par des méthodes de bouchage alternatives - capsule à vis en aluminium et bouchon synthétique -, le bouchon de liège se défend sur le terrain environnemental. Un écobilan réalisé par le cabinet Pricewaterhouse Coopers révèle que la production de mille bouchons de liège nécessite 1,53 kilogramme d'équivalent CO2 contre 14,71 kilogramme pour leurs concurrents en plastique et 37,16 kilogrammes pour ceux en aluminium. Une performance en partie obtenue grâce à la production de la matière première avant sa phase de transformation. Comme les chênes-lièges absorbent du CO2, le bilan de la production est positif. L'espèce en capte même deux fois plus que les autres variétés d'arbres en moyenne. La récolte ne nécessite pas de les couper : le liège est extrait de l'écorce. Les forêts de liège absorbent ainsi 14 millions de tonnes de CO2, dont 4,8 millions pour la subéraie portugaise (32 % des surfaces mondiales). Au-delà de son bilan carbone, le bouchon de liège collectionne les bonnes notes sur un ensemble de paramètres environnementaux. L'analyse du cycle de vie réalisé par le cabinet en a examiné sept principaux : la consommation d'énergies non renouvelables et d'eau, les émissions de gaz à effet de serre, la contribution à l'acidification atmosphérique, à l'appauvrissement de la couche d'ozone, à l'eutrophisation de la surface de l'eau, la production de déchets solides. Le liège arrive en tête, sauf pour la consommation d'eau, moindre pour l'alu (14 mètres cubes pour 1 000 unités contre 25 au liège). Pour le liège, la phase de mise en bouteille a l'impact environnemental le plus important: le bouchon est entouré d'une fine couche de PVC.